Mercredi 4 juin 2008

Le premier Conseil général de la législature se réunira le 5 juin 2008.

 

Les membres des commissions nommées par le Conseil général seront désignés dans la première partie. La séance sera présidée par Charles Gfeller, le doyen des membres et la constitution du bureau du Conseil général pendra forme. Le ou la Présidente du Conseil général sera nommé(e) à ce moment précis. La présidence du Conseil général dure une année. Elle commence la séance qui suit les comptes pour terminer avec la séance des comptes. En règle générale, le Président fait un discours d'entrée au moment de son intronisation et un discours au moment où il quitte le perchoir.

 

La présidence devrait être occupée cette législature par 3 POP et 1 Libéral-PPN/radical.

 

Deux rapports liés à la bonne conjoncture économique que vit la maison Ulysse-Nardin nous sera présenté. Un rapport concernant la rénovation de la rue du Jardin et un rapport pour la création de 18 places de parcs le long de la rue du Collège. Cette entreprise est concernée par les deux rapports.

 

En plus de l'ordre du jour proposé par le Conseil communal, chaque conseiller général a la possibilité de déposer une interpellation. Le Conseil communal y répond et l'interpellateur doit se prononcer si il est satisfait ou non de la réponse. Il est aussi possible d'ouvrir la discussion si les 2/3 des membres présents dans le Conseil général le désirent.

 

Les données de ce Conseil général se trouvent ici sur le site de la commune du Locle.

 

L'interpellation est déposée par le groupe Libéral-PPN/radical elle est assez longue. En règle générale, le premier signataire écrit l'interpellation et la développe. Afin que le nom x et consort soit indiqué sur l'interpellation, il faut au moins une autre signature que celle de l'interpellateur.

 

Le journal l'Impartial a fait un article à ce sujet dans l'édition du 3 juin 2008.

 

Voici la teneur de l'interpellation :

 

"Evitement du Locle : quelle stratégie du Conseil communal ?

 

Sans que le Conseil communal nous révèle  des secrets d'alcôve, le groupe Libéral-PPN/radical aimerait être rassuré que celui-ci se soucie de ce problème. Le parti majoritaire du Conseil communal, dans ses promesses électorales,  exigera du Conseil d'Etat l'amélioration des transports publics et la réalisation de l'évitement routier de la ville du Locle. Même si le parti majoritaire du Conseil communal fait partie du même groupe parlementaire que le chef du DGT, nous avons soucis que, pour le dossier H20, le fait d'exiger ne soit pas suffisant en regard des rapports de force et nous ne pouvons pas cacher notre scepticisme sur cette seule action.

Le rapport Transitec a été présenté devant la population en octobre 2006. Une synthèse se trouve sur le site internet de notre ville  date de septembre 2007 et elle est mise à disposition du public en janvier 2008. Ce  rapport est basé sur des donnés et recensements de 2004 et 2005. Le rapport mentionnait, nous citons "que l'économie locloise est fortement liée aux travailleurs frontaliers de Franche-Comté qui occupent plus de 15 % des places de travail dans la localité".  Nous sommes en 2008 : le 15 % des places de travail du rapport a doublé : la problématique de la circulation en ville du Locle, à l'inverse d'autres dossiers qui se sont réglés tout seul,  s'est plutôt compliquée que simplifiée.  Ce rapport est sensé nous aider pour prendre des mesures en attendant le tunnel.

Il y a des mesures simples et pas trop coûteuses  à mettre en place comme les limitations de vitesses à 30 km/heures et des sens-uniques. Même si ces mesures sont simples, elles posent déjà des problèmes et le premier arrêté pris par le Conseil communal a fait l'objet d'un recours d'un mouvement citoyen. D'autres mesures préconisées  dans ce rapport, que la construction du tunnel d'évitement ne devrait pas rendre caduques, vont générer des prix assez considérables et le coût total des investissements devrait se monter à hauteur de 5,6 millions de francs auxquels on peut ajouter la TVA (400'000 francs) et 35 % de surcoût dont 10 % pour les divers et imprévus, 10 % du total pour les études de génie civil et finalement 10-15 % pour le suivi de chantier. Pour faciliter l'appréciation de ce dossier et ces coûts, les frais de génie civil concernant la régulation des carrefours,  la déviation des réseaux souterrains, la réfection de chaussée et les frais des éventuelles expropriations ne sont pas compris dans l'estimation. Avec ces éléments, le coût des 35 mesures Transitec risque de coûter environ 10 millions de francs.

Ces investissements doivent être coordonnés  avec le Canton étant donné qu'il s'agit d'une route cantonale. La grande partie des frais de ces investissements devrait être pris en charge par l'Etat.

En complément, le Grand Conseil a accepté en date du 4 décembre dernier un investissement de quatre millions juste pour le dossier de la H20. Le but est de finaliser le dossier d'évitement du Locle et de La Chaux-de-Fonds lorsque les chambres fédérales décideront si la H20 intègre le réseau des routes nationales. Il y a urgence car le vote des chambres fédérales  devrait intervenir l'année prochaine et une demande similaire avait déjà été refusée par la commission des transports et des communications en août 2001. Comme le procès-verbal de cette séance du Grand Conseil du 4 décembre dernier n'a pas encore été publié, nous ne pouvons que nous en référer à ce que l'Impartial a écrit le 5 décembre dernier. A la lecture de ce compte-rendu, il semblerait que le Conseil d'Etat se fasse prier et cette attitude ne va pas arranger nos affaires. Si on tient en compte la mauvaise volonté crasse du Conseil d'Etat au sujet de l'évitement du Locle, nous avons d'énormes préoccupations quand aux dépôts du rapport de la commission et des services du DGT dans les délais afin que le contournement de notre ville ait des chances de figurer parmi les projets prioritaires de la Confédération lorsque les chambres auront admis que le tronçon Neuchâtel – Le Col-des-Roches n'est pas un chemin vicinal.

Pourquoi relier les deux objets ? Nous ne pouvons pas nous empêcher de citer ce que nous lisons dans les documents officiels publics :

En premier lieu nous citons le chaud :

 

Dans la synthèse du rapport Transitec, en page 2, il est écrit noir sur blanc :

 

"La réalisation d'un évitement routier du Locle par un tunnel est une condition nécessaire à l'amélioration durable des conditions de trafic, de l'environnement et du cadre de vie au centre-ville. Le projet consiste à réaliser un tunnel de quelque 1,8 km de longueur situé au Nord-Ouest du centre-ville, susceptible de capter environ 8-9'000 véhicules par jour. En parallèle, des mesures d'accompagnement doivent être prises au centre-ville, touchant notamment à la réorganisation des circulations, à la modération du trafic ou au partage de la voirie".

 

Le rapport d'agglomération du DGT de décembre 2007 note en page 117 :

 

"L'étude confiée au bureau Transitec (voir références bibliographiques) consistait à prévoir toute mesure permettant d'améliorer la situation du trafic au Locle, dans la situation sans tunnel de contournement, c'est-à-dire à court et moyen terme. Les mesures principales préconisées sont reprises dans cette fiche. L'évitement du Locle en tunnel sera étudié par le Canton de manière approfondie en 2008. La décision de réaliser cet ouvrage incombera vraisemblablement à la Confédération, si la H20 est classée route nationale.

Le réaménagement de la place du 1er-Août pour accueillir les bus TRN, ainsi que la réalisation d'un ascenseur pour l'accès à la gare depuis cette place, combinée avec l'augmentation des cadences sur le réseau urbain et sur la liaison Le Locle-La Chaux-de-Fonds (TransRUN) doit rendre nettement plus attractive l'utilisation des transports publics au Locle."

 

Et finalement le froid :

 

En page 127 du même rapport :

 

"Des projets ont été éliminés d'emblée et ne sont pas entrés dans le calcul de l'efficacité, parce qu'ils n'ont pas trouvé leur place dans le projet d'agglomération RUN : il s'agit de la 3ème voie entre Neuchâtel et Auvernier sur la ligne du pied du Jura, du prolongement du Littorail au-delà de La Maladière vers Marin, de l'évitement de Peseux en tunnel et des contournements H20 de La Chaux-de-Fonds et du Locle. Soit ces projets ne participent pas à l'atteinte des objectifs du projet d'agglomération et affaibliraient son efficacité; soit ils présentent de manière évidente un rapport

utilité/coût défavorable ou encore trop vague.

Les autres mesures ont été analysées et leur rapport utilité/coût a été déterminé (voir plus loin graphique "coûts d'investissement et utilités des mesures-clés du projet d'agglomération RUN")."

 

La page 86 du même rapport sonne le glas de nos espérances :

 

Sous la rubrique "Renoncement à certain grand projets"

 

"En conséquence de ces principes, il a été renoncé à certains projets, qui apparaissent pourtant comme souhaitables. Il s'agit par exemple des projets suivants:

 

·         Troisième voie ferroviaire entre la gare de Neuchâtel et la bifurcation vers le Val-de-Travers, voir au-delà, sur la ligne CFF du pied du Jura

·         Prolongement du Littorail jusqu'à Marin

·         Evitements routiers du Locle et de La Chaux-de-Fonds (H20)

·         Evitement routier de Peseux

 

La réalisation de ces projets n'est pas fondamentalement écartée, mais elle n'est pas prévue dans le cadre du projet d'agglomération."

 

Bien que le Conseil d'Etat se défende par le biais que la H20 et le projet d'agglomération ont deux stratégies possibles et estime qu'il ne faut pas polémiquer sur quelques phrases d'un rapport quand même destiné aux autorités fédérales, le groupe libéral-PPN/radical aimerait être rassuré que le Conseil communal a mis ou va mettre en œuvre dans les plus brefs délais les mesures, contacts et lobbying nécessaires afin que l'évitement du Locle ne soit plus une utopie.

 

Pour le groupe Libéral-PPN/radical

 

Claude Dubois et consorts.

 

Nous aurons la réponse jeudi soir.

Par Claude Dubois - Publié dans : Conseil général
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Présentation

Biographie

Claude Dubois.
Né le 5 avril 1959.
Marié, avec Corinne, 3 enfants, Gaëtan, Noémie et Thomas.
Informaticien.
Je travaille depuis 1981 dans mon entreprise Dubois-Informatique S.A.

Conseiller général Libéral-PPN depuis 1996.
Président du Conseil général 1997-1998.
Président de la Fondation de l'Hôpital du Locle depuis 2000.
Chef du groupe Libéral-PPN/Radical au Conseil général depuis 2004.
Membre de la commission financière depuis 2006.
Membre du Conseil des hôpitaux depuis 2006.

Je suis membre du club d'échecs du Locle qui est en standbye actuellement.

J'ai fait de la natation de compétition pendant 10 ans au Locle-Natation.

J'adore l'histoire.

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